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Loisirs

Patrimoine

 

Monuments publics :

L’église Saint Germain

Edifice central du village durant des siècles, l’église est située à l’intersection des voies de circulation et au bord de la rivière.

Datant du XI siècle, notre église a subi des modifications architecturales au cours des ans, les traces en ont été mises en évidence lors des travaux de restauration.

L’église a été préservée d’éventuelles dégradations durant la période révolutionnaire grâce à un personnage important de notre village, le Père Jean Arnaud De Clamane. Nommé prêtre à Condé en 1789, sous le nom de Père Arnaud, il prête le serment civique en reprenant son nom entier, il est élu rédacteur des actes d’état civil et membre du Conseil général de la Commune de Condé. Il est maire de Condé jusqu’à son décès en 1806, il est enterré au cimetière de Condé.

L’église n’a plus de prêtre depuis 1807 suite au Concordat. Elle est érigée en chapelle le 21 mars 1891 suite à de nombreuses et insistantes requêtes des villageois auprès de l’évêché de Versailles.




Visite guidée :

Nous entrons par le portail roman du 11ème siècle, à droite le baptistère, à gauche le confessionnal, de chaque côté, un bel ensemble de boiseries en chêne des 17ème et 18ème siècle comprenant les stalles, la chaire de prêche placée face au banc d’œuvre complet.

Sur la gauche près de l’autel, le banc des enfants de chœur.

L’autel est placé au fond du chœur après la clôture en métal forgé.

Les peintures murales datent du 19ème siècle.

La voûte et la charpente sont peintes, la voûte initiale en chêne date de 1542, elle sera refaite en pitchpin en 1895 lors de gros travaux de restauration. Deux panneaux en chêne de l’ancienne voûte ont été placés dans la voûte actuelle.

La statuaire : la vierge piétinant le démon à droite, en face Saint Joseph portant Jésus, sur une console sculptée de licornes surplombant la porte de la sacristie statue en bois représentant un personnage non identifié.

Dans le chœur, de gauche à droite, Saint Thérèse de l’Enfant Jésus, Saint Germain de Paris, Vierge à l’enfant.

Les vitraux : les vitraux renaissance ont été restaurés en 1890 par Gsell, élève d’Ingres, puis en 1953 par Lorin.

Vitraux du chœur , de gauche à droite : vitrail des blasons (classé), descente de l’Esprit Saint, Crucifixion (classé), scènes de l’enfance du Christ.

Le vitrail représentant la vierge a été entièrement restauré en 2006 par l’atelier Rébecca Combe.

Le clocher est remarquablement haut par rapport aux églises voisines. Les quatre angles sont épaulés sur des contreforts, l’accès au clocher et à la charpente se fait par un escalier hélicoïdal en pierre placé dans une tour extérieure voûtée.

En 1559, l’église a 2 cloches, une troisième est ajoutée en 1730 pour la sonnerie de l’horloge placée dans le clocher à cette date. L’église perd 2 cloches durant la Révolution, données au gouvernement par des fermiers en paiement de leur fermage.

La cloche actuelle nommée Marie-Christine Jeanne Marguerite date de 1886.

Le cimetière : jusqu’en 1880, le cimetière entoure l’église, il est déplacé à l’extérieur du village à partir de cette date.

Seules les tombes placées à l’intérieur de l’église sont conservées : à gauche de l’autel reposent depuis 1559 six membres de la famille Lespage, Guillaume, Raoulin et leurs épouses Jehanne et Avoye, ainsi que deux enfants, Louis et Adam.

A droite de l’autel repose Jehan Ridereau Langlois, prêtre, seigneur du Barillet, mort le 15 octobre 1584.

Face à l’autel, sous le dallage 19ème, repose Gautier de Lesparre, seigneur de Condé, mort en 1304.

Le lavoir

Les épidémies de typhoïde, de variole et de choléra du 19ème siècle, contraignent les villages à modifier les habitudes des femmes qui jusque-là, lavent le linge indifféremment à la rivière, à la fontaine ou à la mare. Il faut donc créer des lieux de lavage pour concentrer les eaux souillées en un endroit. Elles ne sont plus mélangées aux eaux de la fontaine ou de la mare, utilisables pour les autres tâches domestiques.

C’est en 1851 que l’Etat attribue des subventions aux villes et villages pour installer des lavoirs et ainsi réaliser un grand progrès dans l’hygiène individuelle et la santé publique. Les grandes propriétés et les exploitations agricoles importantes, notamment en raison du nombre de personnel en place, avaient leur lavoir. Le lavoir encore visible, capte l’eau d'une source qui sourd depuis le fond de son bassin.

Les moulins

Depuis le moyen âge et peut être même avant, les villageois ont exploité l’énergie de la Vesgre pour moudre le grain. Il reste à Condé deux témoignages de cette activité, les moulins de la Chesnaie (à la colonie) et de la rue de la Vesgre (près du plan d’eau)

Ces deux moulins préservés par des propriétaires passionnés, sont des lieux privés qui ne sont pas ouverts aux visites

Le four a briques

Pour permettre l’expérience Fourieriste de la Colonie, il fallait des matériaux de construction ; les colons ont exploité la matière première disponible sur place, l’argile.

Un four a briques a été construit sur la propriété de la Chesnaie, pour cuire les briques d’argile, destinées à la construction des bâtiments de la colonie.

Ce four a ensuite été utilisé comme fondation pour une charmante petite maison encore visible depuis la route du mesle.

 

Extrait de la pierre tombale de la famille Lespage (1559)

Ci gisent honnêtes hommes Guillaume et Raoulin Lespages, Jehanne Guiton et Avoye Houldbraque leurs femmes, lesquels ont donné à l’église de céans, à savoir, ledit guillaume lespage et sa femme un arpent de terre en deux pièces, l’une tenue du coté aux hoirs de Michaud Guesneau et du bout au chemin qui va de Condé à Dreux, l’autre du coté Toussains Pinllouis et du bout de ce chemin, charge de deux messes à noter que les proviseurs de la dite église seront tenus de les faire dire chaque an, le jour du 19 novembre et du 13 décembre et payer au curé, 20 deniers pour les annoncer et lesdits Raoulin et sa femme un setier de blé mesteil, payable à ladite église chaque an au jour de la St Martin d’hiver, par les hoirs dudit défunt ou (les) détenteurs d’un arpent de terre de Brochard d’un coté et des hoirs Philippe Brezet et d’un bout maitre Jehan Le Roux, hypothéqué a cette fin et l’autre, de paiement pourvoiront lesdits proviseurs dudit arpent de terre au profit de ladite église aux charges de faire dire par eux chaque an, deux messes à noter, l’une le jour de la sainte Luce, jour du décès de ladite femme et l’autre au jour du décès dudit Raoulin et faire annoncer icelles messes le dimanche précédent, aussi de mettre le drap mortuaire sur les fosses le cierge bénit et la croix à un bout et l’eau bénite à l’autre et faire sonner lesdites messes trois fois à deux cloches et payer les cens desdits héritages. Priez Dieux pour leurs Ames -1559-

1° partie du texte de la pierre tombale située dans le cœur de l’église de Condé sur Vesgre

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