Condé sur Vesgre est membre de la Communauté de Communes du Pays Houdanais, et partenaire de Balandine

Loisirs

Histoire

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Naissance du village

Le peuplement du terroir de Condé sur Vesgre s’est constitué il y a plus de trois millénaires. Les vestiges de tombeaux, des pierres taillées et des poteries découverts au XIX° siècle, témoignent qu’avant l’époque romaine, un clan de Carnutes s’est installé sur le terroir de Condé sur Vesgre, à proximité de la rivière. Sous la domination Romaine, la Gaule s’est dotée de voies. Une d’entre elles allant de Lutèce a Dreux pour rejoindre la seine à Poissy, traversait la vallée à son confluent. Le village naissant fut nommé Condetum qui signifie confluent.

Ce n’est qu’au VIème siècle après Jésus-Christ que Saint Germain (496-576), évêque de Lutèce et contemporain de Ste Geneviève, catéchise les habitants des Yvelines. En souvenir, Condé lui édifiera son église paroissiale. Le 23 septembre 768, Pépin le Bref, la veille de sa mort, lègue à l’abbaye de St Denis, la forêt des Yvelines, ses propriétés et habitants. Le texte nous apprend la présence d’un lieu nommé Condato. Il s’agit là, probablement, de la première mention écrite du village. Ce legs sera confirmé le 1° mars 774 par Charlemagne lui même.

Du haut moyen âge à la révolution

Durant cette période, le terroir est l’objet de nombreuses transactions entre les pouvoirs locaux. Les traces nous en sont parvenues dans les chartes des abbayes notamment celles des Vaux de Cernay et de GrandChamps. Nous y apprenons que les Comtes de Montfort y furent de grands propriétaires dès le XII° siècle. Au cour de cette longue période, se constituent les hameaux de LA PILLAISERIE, de LA CHRISTINIERE, du BREUIL et de POULAMPONT. Les documents nous révèlent dans chaque hameau de notre village, la présence de chapelles aujourd’hui disparues (St Jean du Houel, St Thibault du bas Breuil, Ste Catherine du Haut Breuil,…). Le bourg, quant à lui, s’édifie progressivement autour de l’église actuelle, construite au XIème. L’agglomération groupe alors 800 habitants.

De la révolution à nos temps…

Jusqu’au XIXème, CONDE sera le siège d’une florissante industrie de la poterie, installée là dès le XVIème siècle. Cette circonstance explique partiellement la prospérité du bourg pendant trois siècles. L’église s’en trouvera embellie et dotée de belles œuvres d’art. L’activité de poterie périclitera progressivement pour disparaître au début du XX° siècle. Le village se replie alors sur son activité rurale.

La colonie : une expérience Fourieriste à Condé…

Sous le règne de Louis-Philippe, en 1833, Condé devient le champ d’expérience choisi par quatre disciples fervents de Charles Fourier (1762 – 1837), qui essaient de réaliser, sur place, son modèle d’organisation sociale : la phalange, unité de 810 hommes et 810 femmes, disposant d’un territoire d’environ 400 hectares et installée dans un « palais » commun, le phalanstère. M. Baudet-Dulary, alors député de Seine et Oise (ancien nom donné au département des Yvelines), fait l’acquisition de 400 hectares de terres médiocres sur le territoire de la commune, au château du Rouvray, pour y installer le phalanstère En dépit de débuts prometteurs, l’argent venant à manquer, les bâtiments, bien que construits, seront abandonnés en 1836 scellant ainsi l’échec de l’entreprise. La colonie va alors connaître différentes vies. Une tentative de reprise est faite en 1840 par les Fourieristes. Comme la précédente elle se soldera par un échec en 1842. Une société se constitue en 1848 pour y établir une cartonnerie. Elle sera dissoute par le tribunal de Mantes en 1859. En 1860, une société immobilière à vocation de bailleur est mise en place. De nouveaux bâtiments sont construits, la route d’accès est améliorée. Elle sera le lieu de villégiature des descendants des « colons ».

Cette expérience a eu pour résultat de doter la partie du territoire couverte de bruyères, de belles futaies d’arbres de diverses essences et d’une véritable forêt de pins et de sapins.

 

Exemple d’une transaction tenue sur la commune, au début du
XIII° siècle

Moi chevalier Guillaume Pointel, par la présente, fais savoir à tous que l’abbé et le couvent des vaux de Cernay me cèdent en possession perpétuelle, la totalité des droits hérités sur leur terre de Poulampont.

Conformément à cet accord et ce annuellement, je leur donnerai au lendemain du jour de la Saint Denis, le meilleur de ce qui y croitra durant l’hivernage, pour un muid à la mesure de Condé ou, s’ils le désirent, pour onze setiers à la mesure de Montfort. Si, cependant, cette terre devait peut être quelquefois rester inculte, je leur donnerai en compensation autant en bonne farine stockée dans mes granges.

Si avant le jour dit je n’avais livré le blé aux susdits, je serais redevable de 12 deniers de pénalité pour chaque jour de retard. Ils organiseront eux même le transport du blé promis. Si cependant, s’agissant de cette terre, pour une raison quelconque je fus enlevé par la force, pour ma libération, cette rétribution ne pourrait être tenue pour autre que d’apporter la preuve de la rançon.

Et pour que cela demeure établi et ferme, j’ai fait confirmer le présent document par mon sceau

Fait en l’an de grâce 1217

In cartulaire de l’abbaye des Vaux de Cernay tome n°1 (1118 – 1250) : acte 209

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